SURVEILLANCE ET INSPECTIONS
Environnement
Canada élabore une base de données
sur la planification et l'analyse de l'observation
Environnement
Canada élabore une base de données
sur la planification et l'analyse de l'observation
afin de mieux évaluer l'observation dans
le cadre de travail législatif d'Environnement
Canada et de déterminer si Environnement
Canada doit donner la priorité à
l'amélioration de l'observation des règlements.
La base de données sur la planification
et l'analyse de l'observation permettra à
Environnement Canada de rendre compte de l'observation
de l'industrie par établissement, industrie,
secteur, règlement et taille de l'entreprise
(petite, moyenne, grande). Elle fournira également
un excellent outil analytique à Environnement
Canada pour établir ses priorités
de contrôle d'application réglementaire.
Dans sa lettre d'information précédente,
Environnement Canada rendait compte de son projet
de recherche visant à mesurer les contributions
et les résultats concernant les indicateurs
environnementaux associés aux activités
de contrôle d'application dans les secteurs
agricole et minier. Voir David Pascoe : Environment
Canada : Ouputs, Outcomes, and Environmental Indicators
(Environnement Canada : Contributions, résultats
et indicateurs environnementaux) INECE Newsletter
N°. 6 , p. 10 (2002). En réponse, Environnement
Canada lançait une initiative nationale
visant à renforcer la capacité de
conformité et de contrôle d'application
d'Environnement Canada, en intégrant les
bases de données existantes afin que l'analyse
des données sur l'observation soit plus
concrète et ainsi mieux planifier les activités
de contrrôle d'application. La base de données
sur la planification et l'analyse de l'observation
comporte trois éléments clés
: la saisie des données, les facteurs de
risques et l'échantillonnage.
Saisie
des données
La
base de données sur la planification et
l'analyse de l'observation comprendra toutes les
informations d'Environnement Canada sur les établissements
qui sont assujettis à un ou plusieurs règlements.
Pour chaque établissement, la base de données
intégrera les données pertinentes
provenant de diverses sources afin de décrire
l'établissement et ses exigences réglementaires,
conformément à la Loi canadienne
sur la protection de l'environnement (LPCE) et
aux dispositions relatives à la pollution
de la Loi sur les pêches (article 36). Par
exemple, les codes de classification des industries,
la taille de l'entreprise et la situation géographique
seront saisis avec les règlements qui s'appliquent
à l'établissement et les mesures
connexes d'observation et de contrôle d'application
pour chaque règlement.
La
base de données comprendra également
les données concernant le rejet des principales
substances régies par des règlements
pour lesquelles cette information a déjà
été indiquée à Environnement
Canada. Le lieu des établissements et les
informations pertinentes seront également
mis à la disposition du personnel d'application
d'Environnement Canada dans un format de Système
d'information géographique (SIG). Pour
cette initiative, aucune autre information ne
sera demandée aux établissements.
En fait, la base de données sur la planification
et l'analyse de l'observation intégrera
une série d'informations sur l'établissement,
déjà disponibles via de nombreuses
sources.
Facteurs
de risques
La
clé de la planification des capacités
de la base de données est la caractérisation
des facteurs associés aux risques pour
la santé humaine et l'environnement que
pose chaque établissement. Ces facteurs
de risques incluent les indicateurs environnementaux,
l'historique de la conformité de l'établissement,
le temps écoulé depuis la dernière
inspection et les informations obtenues par différentes
sources sur l'établissement ou l'entreprise.
Chaque établissement sera noté pour
les différents champs calculés,
comme le volume total de rejet des substances
toxiques, le nombre d'années écoulées
depuis la dernière inspection du site et
le nombre de règlements qui s'appliquent
à l'établissement. Grâce à
la combinaison de ces facteurs, chaque établissement
se verra attribuer une note pour le facteur de
risque.
Échantillonnage
Les
notes totales relatives aux facteurs de risques
par secteur industriel, règlement et d'autres
types d'informations (par exemple la taille de
l'entreprise) permettront d'établir la
priorité des inspections au niveau national
et régional. Une fois ces priorités
établies, elles seront utilisées
pour évaluer davantage les facteurs de
risques. Les plans annuels d'inspection seront
élaborés au moyen d'un plan d'échantillonnage
statistique basé en partie sur les notes
totales des facteurs de risques. Par exemple un
établissement qui aurait 100 points de
facteurs de risques aurait plus de chances d'être
choisi pour une inspection qu'un établissement
qui n'en aurait que 10. De cette façon,
tous les établissements assujettis à
un ou plusieurs règlements pourraient avoir
une inspection, mais la probabilité qu'un
établissement soit inclus dans la prochaine
série d'inspections dépend de sa
note totale obtenue pour les facteurs de risques.
Des protocoles d'échantillonnage particuliers
incorporeront également l'échantillonnage
géographique et la disponibilité
régionale des inspecteurs. Les résultats
de l'observation de l'échantillon seront
ensuite appliqués à la population,
en fournissant le niveau d'estimation, de précision
et de confiance (par exemple 80 % pour l'observation,
± 10 %, 19 fois sur 20).
Les
analyses de la densité des règlements
et des inspections, ainsi que les taux d'observation,
contribueront davantage à l'établissement
des priorités d'Environnement Canada relative
à l'exécution. Par exemple les industries
qui ont eu peu d'inspections, la taille des établissements
associés aux faibles taux d'observation,
ou les règlements pour lesquels les taux
d'observation ont chuté, pourraient tous
faire l'objet de contrôles d'application
à l'avenir. La base de données sur
la planification et l'analyse de l'observation
permettra également à Environnement
Canada de déterminer si les outils réglementaires
supplémentaires sont les plus justifiés
ou si les divers outils de promotion de l'observation
sont les plus efficaces. Par la suite, Environnement
Canada prévoit utiliser cette base de données
pour évaluer la contribution des efforts
d'application, comparativement à d'autres
facteurs, aux changements à l'échelle
industrielle des pratiques en matière de
pollution, et enfin, aux améliorations
apportées à l'environnement.
La
base de données sur la planification et
l'analyse de l'observation devrait être
fonctionnelle au cours de l'été
2003 et sera améliorée au fur et
à mesure. Pour toute information complémentaire,
contacter Frank Barrett d'Environnement Canada
à l'adresse suivante : Frank.Barrett@ec.gc.ca.
APPLICATION
DE LA LOI PAR LES CITOYENS
Outil
en ligne de l'EPA : renseignements sur l'observation
par les établissements
Dans
le but d'aider les citoyens à surveiller
l'observation des lois environnementales, l'Environmental
Protection Agency (EPA) des É.-U. a lancé
un outil d'information innovateur donnant au public
et à l'industrie un accès direct
aux dossiers actuels d'observation environnementale
de plus de 800 000 établissements réglementés
dans l'ensemble du pays.
Cet
outil, Enforcement and Compliance History Online
(ECHO) ou dossier d'observation et de contrôle
d'application en direct, a été préparé
en partenariat avec l'Environmental Council of
the States, association nationale représentant
les commissaires d'État et territoriaux
de l'environnement. ECHO offre aux utilisateurs
des rapports détaillés sur les établissements,
dont les éléments suivants :
o
Inspections d'observation fédérales
et des États
o Infractions aux lois environnementales
o Mesures officielles d'application prises récemment
o Profil démographique de la région
environnante
John
Peter Suarez, administrateur adjoint de l'EPA
pour l'assurance concernant l'observation et le
contrôle d'application, faisait remarquer
que l'ECHO augmenterait considérablement
la sensibilisation du public à l'information
sur l'observation des lois environnementales.
De plus, ECHO offre un mécanisme en direct
de rapport d'erreurs garantissant le maintien
de la participation du public à la qualité
des données. Parmi les autres avantages
d'ECHO mentionnons :
·
Un point d'accès central à l'information
sur l'observation des lois environnementales qui
existe et qui, autrement, ne pourrait être
consultée;
· les citoyens disposent de renseignements
faciles à comprendre sur les questions
environnementales;
· les entreprises peuvent utiliser ECHO
comme outil pour vérifier leurs dossiers
d'observation des lois environnementales fédérales;
· les organismes réglementés
peuvent l'utiliser pour respecter leurs obligations
environnementales.
Cet
outil Internet simple à utiliser intègre
les renseignements d'observation de l'EPA et des
États pour les établissements réglementés
en vertu de la Clean Air Act, de la Clean Water
Act et de la Resource Conservation and Recovery
Act. La mise à jour des rapports d'information
a lieu chaque mois et porte sur une période
de deux ans. Le système permet d'extraire
de l'information à partir de données
fédérales et des États introduites
dans les base de données de l'EPA : le
Air Facility System (système des rejets
atmosphériques) contient des données
sur la conformiét aux permis de rejet atmosphérique
des diverses sources fixes de pollution atmosphérique;
le Permit Compliance System (système de
conformité aux permis) donne des renseignements
sur les entreprises auxquelles on a délivré
des permis de déversement d'eaux usées
dans les fleuves et rivières et le Resource
Conservation and Recovery Act Information System
(système d'information de la Resource Conservation
and Recovery Act) est un système national
de répertoriation et de gestion de programme
concernant les entreprises qui manipulent des
déchets dangereux. En outre, ECHO comporte
des liens à d'autres renseignements des
États sur l'observation et le conrôle
d'application. L'EPA a fait un essai réel
de l'approche et des données du système
ECHO dans le cadre du projet d'indexation des
établissements sectoriels (Sector Facility
Indexing Project (http://www.epa.gov/sfipmtn1/),
qui comporte des données sur un nombre
restreint de secteurs industriels, ainsi que par
l'entremise d'un projet pilote récent dans
quatre États dans la région Nord-Ouest
de la côte du Pacifique. Les réactions
du public et les leçons tirées de
ces projets ont facilité le développement
d'ECHO. Pour veiller à ce que les données
d'ECHO soient de qualité, l'EPA et les
États ont aussi mené un examen approfondi
des données et créé un réseau
EPA-États " d'intendants des données
" pour gérer le système et
dépister et corriger les erreurs signalées
au besoin. De plus, ECHO comporte un mécanisme
en direct de signalement des erreurs grâce
auquel les utilisateurs peuvent informer l'EPA
et les États des erreurs éventuelles.
Pour plus de renseignements, visiter la page http://www.epa.gov/echo/.
Ouvrage
sur l'accès à la justice pour les
questions environnementales dans l'UE
L'ouvrage
Access to Justice in Environmental Matters in
the European Union, publié sous la direction
de Jonas Ebbesson, porte sur un thème de
plus en plus important en matière d'application
de la loi par les citoyens. Les lois de la Communauté
européenne (CE) sur l'accès à
la justice sont en cours de rédaction et
on peut constater des modifications dans les lois
des États membres de l'Union européenne
(UE) dans la foulée de la Convention d'Aarhus
de 1998. On reconnaît à cette convention
que le seul moyen de protéger l'environnement
est d'obtenir la participation de tous les intervenants.
Cet ouvrage est un guide à la fine pointe
de l'actualité sur l'accès à
la justice environnementale dans l'Union européenne.
On y trouve une introduction thématique
comparative du sujet, des descriptions des lois
de la CE et des lois de chaque État membre
de l'UE. C'est le troisième volume de la
série comparative publiée par Kluwer
sur les lois et politiques environnementales et
on peut le commander à l'adresse http://www.kluwerlaw.com.
RESPONSABILITÉ
DES ENTREPRISES
Indice
de classement du rendement environnemental des
principales sociétés d'Australie
Il
est possible que les entreprises puissent améliorer
leurs pratiques environnementales, grâce
à un nouvel index de réputation
des entreprises. Le 29 octobre, une coalition
de groupes environnementaux, un organisme d'État
et un service d'évaluation de la durabilité
des entreprises publiaient l'index de bonne réputation
2002 (2002 Good Reputation Index) où l'on
évalue la façon dont les intervenants
clés perçoivent les 100 plus grandes
entreprises d'Australie. Elles sont évaluées
sur plusieurs critères, notamment le rendement
sur le plan de l'environnement établi par
trois groupes environnementalistes (Greenpeace
Australia, Australian Conservation Foundation,
et Wilderness Society), la Environment Protection
Authority of Victoria et le Monash Center for
Environmental Management. Ces cotes sont largement
considérées comme un outil rentable
pour mobiliser l'opinion publique afin d'inciter
les entreprises à se conformer à
la réglementation environnementale. IBM,
Coca-Cola et Toyota figurent parmi les dix premiers.
On peut télécharger les résultats
du sondage à l'adresse suivante : http://www.reputationmeasurement.com.au/reputation.html.
JUGES
ET PROCUREURS
Débats
entre juges sur le développement du droit
de l'environnement dans la région arabe
Profitant
de la lancée imprimée par le forum
mondial des juges du PNUE en août dernier,
lors du Sommet mondial pour le développement
durable, plus de 50 juges d'Egypte, du Koweit,
de la Jordanie, du Maroc, de la Tunisie, du Liban,
du Qatar, du Bahreïn, d'Oman et du Yémen
(de même qu'un juge d'Australie) se sont
rencontrés au Koweit du 26 au 28 octobre
2002 pour la première conférence
sur le rôle de la magistrature dans le développement
du droit de l'environnement dans la région
arabe.
L'événement,
qui faisait suite au forum des juges du SMDD coparrainé
par l'INECE a été organisé
par le Koweit en collaboration avec le centre
régional arabe du droit de l'environnement,
le programme de l'environnement de l'UICN et le
PNUE. Parmi les points abordés au cours
de la conférence, il faut mentionner la
nécessité de tribunaux de l'environnement
spécialisés et l'importance d'une
formation en droit de l'environnement pour les
étudiants en droit et les magistrats. Le
professeur Nicholas Robinson, président
de la Commission du droit de l'environnement,
s'est adressé aux participants pour leur
parler des efforts en cours à l'UICN et
au PNUE visant à mobiliser les magistrats
de par le monde. On peut trouver le texte du discours
à l'adresse http://www.iucn.org/themes/law/pdfdocuments/KuwaitJudgesSymposiumOct2002.pdf.
Reconnaissance
de l'importance de l'application des lois environnementales
par les juges européens
Se
sont réunis à Londres, les 10 et
11 octobre 2002, des juges de toutes les régions
d'Europe venus discuter de la mise en pratique
du plan de mise en uvre du SMDD, en ce qu'il
touche le rôle de la magistrature pour parvenir
à un développement durable. Le colloque
portait sur nombre de points, notamment : la capacité
des citoyens d'obtenir l'accès aux tribunaux,
les avantages et les inconvénients de créer
des tribunaux spécialisés sur l'environnement,
les grandes caractéristiques des droits
et responsabilités en matière d'environnement
en Europe et le rôle des juges dans l'élaboration
du droit. Lord Woolf, Président de la division
du Banc de la Reine de l'Angleterre et des Galles
a inauguré le colloque, réuni par
la commission du droit environnemental de l'UICN.
Partenaire de l'INECE, Donald Kaniaru, directeur
du PNUE, a aussi pris la parole devant les participants.
Les membres du colloque ont approuvé par
acclamation la " Déclaration du pont
de Londres ", où l'on reconnaît
la valeur, pour la société, d'augmenter
la capacité des citoyens d'avoir accès
aux tribunaux de façon à mieux servir,
dans l'efficacité, la mise en uvre,
le respect et l'application des lois environnementales.
On peut obtenir le texte intégral de la
déclaration à l'adresse qui suit
: http://www.iucn.org/themes/law/pdfdocuments/London%20Bridge%20Statement.pdf.
FAUNE
ET HABITAT
Saisie
par le Canada d'organes d'animaux menacés
À
la suite d'une série de mandats de perquisition
exécutés simultanément le
20 novembre 2002, il y a eu saisie de plus de
260 vésicules biliaires d'ours noirs. Les
agents d'application de la loi sur la faune d'Environnement
Canada, les agents de conservation provinciaux
du Québec et de l'Ontario, la GRC et la
Police de Toronto ont exécuté 60
mandats de perquisition dans les entreprises et
les logements privés du Québec et
de l'Ontario. Toutes ces personnes sont soupçonnées
d'être mêlées à un réseau
de trafic des vésicules biliaires d'ours
noirs ayant des ramifications éventuelles
au Québec, en Ontario, aux États-Unis
et en Asie.
Environnement
Canada avait reçu l'information du service
du renseignement de l'USFWS (United States Fish
and Wildlife Service) concernant la vente par
Internet de vésicules biliaires d'ours.
Ces renseignements ont donné lieu à
une vaste enquête qui a permis de mettre
au grand jour un vaste réseau de commerce
et de trafic de faune, notamment de vésicules
biliaires.
Les
vésicules biliaires d'ours sont recherchées
en médecine asiatique traditionnelle et,
sur le marché noir étranger, elles
ont une valeur de 2 000 $ à 10 000 $ pièce.
Le Canada est le plus vaste habitat qui reste
à l'ours noir et le commerce illégal
d'organes d'ours augmente, entraînant des
pressions considérables sur la population
de cette espèce. La saisie de 260 vésicules
biliaires signifie que, selon toutes probabilités,
on a tué plus de 260 ours noirs pour les
obtenir.
Même
si l'ours noir n'est pas une espère menacée
au Canada, il reste que, sur le plan international,
nombre d'espèces d'ours sont menacés
ou en danger d'extinction. Pour protéger
ces espèces, le commerce et le trafic des
organes d'ours sont réglementés
par la Convention sur le commerce international
des espèces de faune et de flore sauvages
menacées d'extinction (CITES). Au Canada,
cette Convention a son instrument d'application,
à savoir la Loi sur la protection d'espèces
animales ou végétales sauvages et
la réglementation de leur commerce interprovincial
et international.
L'exécution
des mandats faisait partie du programme de contrôle
d'application élaboré aux États-Unis
et élargi au Québec, une enquête
ayant été menée par la Société
de la faune et des parcs du Québec. Plus
de 200 agents fédéraux et provinciaux
de la faune ont exécuté ces mandats,
qui ont permis le démantèlement
d'un vaste réseau de braconnage et de trafic
de vésicules biliaires d'ours.
Les
agents du renseignement d'Environnement Canada
continueront à recueillir de l'information
et à collaborer avec les agences internationales
d'application de la loi, de façon à
obtenir plus de renseignements et à rompre
les liens internationaux du réseau. L'enquête
se poursuit et les procureurs établiront
les accusations qui seront déposées
contre les suspects. Pour obtenir plus de renseignements,
communiquer avec Yvan Lafleur, directeur, Direction
de l'application de la loi, Environnement Canada,
à l'adresse Yvan.Lafleur@ec.gc.ca.
Atelier
UINC/OIBT sur les zones de conservation transfrontalière
dans les forêts tropicales
La
coordination des mesures d'application de la loi
et de l'élaboration des politiques figurait
à l'ordre du jour de l'atelier sur les
zones de conservation transfrontalières
de forêts tropicales tenu du 17 au 21 février
2003 à Ubon Ratchathani, Thaïlande,
sous le parrainage de l'UICN et de l'Organisation
internationale des bois tropicaux (OIBT).
On
sait de plus en plus que, pour être efficace,
la conservation de la diversité biologique
passe par une approche à la gestion des
écosystèmes où l'on intègre
la gestion des zones protégées dans
une planification élargie de l'utilisation
des terres et des eaux. Les écosystèmes
et les espèces ne connaissent pas les frontières
politiques, qui ont été habituellement
définies pour des motifs historiques et
géopolitiques, sans prise en compte des
fonctions ou processus écologiques. Manifestement,
les stratégies visant à conserver
la diversité biologique doivent privilégier
la collaboration transfrontalière touchant
les écosystèmes partagés
et d'autres préoccupations en matière
de conservation.
En
réaction à cette réalité,
on a assisté ces 15 dernières années
à une augmentation rapide du nombre d'aires
de conservation transfrontalières (ACT),
qui sont passées de 59 en 1988 (surtout
concentrées en Europe et en Amérique
du Nord) à 169 en 2001, réparties
dans toutes les régions du monde. Le programme
ACT de l'Organisation internationale de bois tropicaux,
par exemple, couvre désormais environ 24
millions d'acres dans neuf pays tropicaux. Ces
dernières années, les milieux de
la conservation se sont concentrés beaucoup
plus sur les avantages spéciaux des ACT
en matière de conservation et de sécurité.
Grâce aux efforts conjoints des spécialistes
et praticiens de la conservation, on a mis au
point des outils permettant d'augmenter l'efficacité
de la gestion des ACT, notamment des lignes directrices
sur les pratiques optimales. Les milieux de la
conservation connaissent aussi mieux le rôle
des ACT pour promouvoir la coopération
régionale tout en protégeant les
écosystèmes partagés par
des États frontaliers.
Néanmoins,
nombre d'aires protégées, notamment
les ACT, n'ont pas suscité les investissements
et mesures qui auraient suffi à garantir
leur fonctionnement et leur survie. Les praticiens,
les décideurs et les experts doivent analyser
de quelle façon ces activités essentielles
se comporteront compte tenu des défis actuels
et futurs. Puisque le congrès mondial des
parcs aura lieu bientôt, soit en septembre
2003, il est temps de réunir les personnes
qui possèdent une expérience et
une connaissance importantes sur les questions
scientifiques et politiques touchant les aires
protégées, afin de dégager
les défis clés actuels des ACT dans
le contexte des forêts tropicales.
L'atelier
conjoint OIBT/UICN a permis de faire ressortir
des possibilités d'augmenter l'efficacité
des ACT. Les participants ont préparé
des documents et des messages qui permettront
au prochain congrès mondial des parcs de
mieux définir le rôle des ACT dans
la conservation et la gestion des forêts
tropicales. Vous trouverez de plus amples renseignements
et les actes de l'atelier à l'adresse http://www.iucn.org/themes/fcp/activities/transboundary1.htm.
Plaidoyer
de culpabilité d'un grand trafiquant de
caviar
Un
Américain de Long Island, New York, qui
serait, selon le procureur public, le plus grand
distributeur de caviar du pays, a plaidé
hier coupable de violation des lois sur les espèces
menacées. Le caviar est fait d'ufs
d'esturgeon, majestueux poisson dont les stocks
mondiaux ont été épuisés
en raison de la voracité de l'appétit
humain pour ses ufs.
Arkady
Panchernikov, propriétaire de Caviar Russe,
bar à caviar de Madison Avenue, a plaidé
coupable à six chefs d'accusation de trafic
sans permis approprié et d'usage de faux
dans l'étiquetage de caviars de qualité
inférieure de comme le caviar de bélouga.
Il est passible d'une peine d'emprisonnement pouvant
aller jusqu'à 21 mois, d'une amende de
400 000 $ et de la perte de son permis d'importation.
Les procureurs au tribunal fédéral
de Brooklyn et les agents du Fish and Wildlife
Service ont soutenu qu'en raison de la domination
de M. Panchernikov sur le marché américain
du caviar, cette affaire pourrait faire précédent
dans les efforts mondiaux visant à protéger
l'esturgeon. Même s'il est légal
de vendre de nombreux types de caviar, les ententes
internationales et le droit américain comportent
un régime complexe de permis d'importation
et de distribution afin de contrôler le
marché.
Selon
Edward Grace, agent de la faune responsable de
l'affaire, le plaidoyer de culpabilité
de M. Panchernikov est la preuve que les efforts
d'application de la loi dans ce qu'on a appelé
les guerres du caviar sont passés à
un autre cran d'efficacité, s'éloignant
de la dépendance de découvertes
aléatoires par les agents d'application
de la loi chez les trafiquants individuels. La
région de New York est l'un des centres
des efforts internationaux visant à juguler
l'épuisement, non seulement de l'esturgeon
de Russie, que l'on a surrécolté
depuis longtemps, mais aussi du spatulaire et
du Scaphirhynchus plathyrhynchus, poisson autochtone
des États-Unis. Pour extraire les ufs,
il faut tuer le poisson.
L'avocat
de M. Panchernikov, Gérald L. Shargel,
faisait observer que la réglementation
sur le commerce du caviar a été
durcie en 1998 conformément aux accords
internationaux. Selon lui, le plaidoyer de culpabilité
de son client est la preuve qu'il n'a pu se conformer
à cette réglementation. M. Panchernikov
aurait été passible d'une peine
éventuelle pouvant aller jusqu'à
30 ans et d'une amende de plus de 1,5 million
de dollars si l'affaire était allée
en procès. Le New York Times a publié
la version intégrale de cet article. (Voir
William Glaberson, Distributor Of Caviar Pleads
Guilty In U.S. Court, New York Times, 2 novembre
2002).
DÉCHETS
ET PRODUITS CHIMIQUES DANGEREUX
Révocation,
par la Colombie, d'un permis de raffinerie de
sucre en faveur d'une production à petite
échelle
Dans
une décision favorisant la production sucrière
à petite échelle, le ministère
de l'Environnement de la Colombie a fait savoir
le 8 novembre 2002 qu'il révoquait un permis
environnemental concernant une raffinerie de sucre
ultramoderne. Le Ministère a mentionné
que l'usine contaminait l'air et l'eau et a évoqué
des facteurs sociaux affectant l'économie
paysanne locale autosuffisante.
Le
3 mai 2002, la société environnementale
régionale autonome du ministère
d'État de Cauca octroyait un permis à
Desarrolos Empresariales del Cauca pour construire
une usine de production de panela, bloc traditionnel
de sucre brut, habituellement raffiné dans
de petites usines rurales. À la suite de
protestations généralisées
des paysans producteurs traditionnels, le ministère
fédéral de l'Environnement a révoqué
le permis.
Dans
sa décision, le Ministère rappelait
que les usines paysannes traditionnelles produisent
la panela à plus petite échelle,
en n'utilisant que du combustible biologique,
et aucun produit chimique de conservation. De
plus, puisque ces usines sont éparpillées
dans l'ensemble de la campagne, il n'y a pas concentration
de fumée ou de déchets et elles
ne contaminent pas les cours d'eau. Le Ministère
a mentionné l'engagement de la Colombie
à l'égard de l'agriculture durable,
engagement pris au Sommet de la terre de Rio,
en 1992, et qui est devenu la loi 99 en 1993.
En
écartant le concurrent de haute technologie,
le Ministère a également demandé
aux producteurs traditionnels d'améliorer
leurs procédés de production, notamment
de resserrer les contrôles de la qualité
et de respecter les exigences environnementales
et phytosanitaires. La version intégrale
de cet article a paru dans le International Environment
Reporter (Jimmy Weiskopf, Colombian Environment
Ministry Revokes High-Tech Sugar Mill's Environmental
License, INTERNATIONAL ENVIRONMENT REPORTER, Vol.
25, p. 1131 (Bureau of National Affairs, 2002)).
Honeywell
doit payer une amende pour infraction aux exigences
de rapports sur les produits chimiques
Honeywell
International a accepté en septembre de
payer une amende de 36 000 $ en règlement
des accusations voulant que les incendies à
l'une de ses usines de goudron aient entraîné
le rejet de goudron de houille dans l'atmosphère.
L'Environmental Protection Agency (EPA) des É.-U.
a déposé une plainte administrative
contre Honeywell pour infraction aux lois fédérales
concernant la divulgation des rejets de produits
chimiques dangereux. La plainte, déposée
le 29 mars 2002, reposait sur deux incidents distincts
ayant entraîné le rejet de goudron
de houille. Au cours d'un incendie à l'usine
de goudron de Honeywell à Detroit, Michigan,
le 5 février 1998, il y a eu rejet de 7
000 à 8 000 gallons de goudron de houille.
Le 17 décembre 1999, un deuxième
incendie à la même usine a entraîné
le rejet d'environ 4 500 livres de goudron de
houille. Après ces incidents, l'entreprise
a omis d'informer immédiatement le National
Response Center, la Michigan State Emergency Response
Commission et le comité local de protection
civile, à savoir, en l'occurrence, le service
des incendies de Detroit. Honeywell a également
omis de déposer des rapports écrits
de suivi auprès de la Michigan State Emergency
Response Commission et du comité local
protection civile de la ville de Detroit, après
le deuxième incendie. Il faut déposer
ces rapports dès que possible après
des incidents de ce genre. Le goudron de houille
contient des produits chimiques dangereux, notamment
le benzoapyrène et le dibenzo(a, h)anthracène
qui, s'ils sont chauffés, peuvent s'évaporer
dans les nuages. On soupçonne que ces deux
produits chimiques sont cancérigènes.
Une exposition prolongée aux émanations
de goudron de houille, aux vapeurs ou à
la poussière peut causer de l'irritation
ou des brûlures aux yeux ou aux voies respiratoires.
L'ingestion de goudron de houille peut irriter
les voies gastro-intestinales, et entraîner
des nausées et des vomissements. L'article
original a paru dans Environmental News Service
à l'adresse http://www.ens-news.com/ens/sep2002/2002-09-10-09.asp.
Contrebandiers
de matières plastiques arrêtés
au Cambodge
Trois
hommes ont été arrêtés
pour expédition illégale de sacs
de plastique et autres déchets au Cambodge,
lors de la toute récente opération
contre l'importation de déchets interdits,
ont rapporté cette semaine les officiels.
La police a découvert plus de 64 tonnes
de déchets de plastique amoncelés
dans cinq conteneurs d'expédition, au cours
d'une descente sur un quai de Phnom Penh jeudi.
Les auteurs du méfait font face à
une peine maximale d'un an de prison et (ou) à
une amende de 12 650 $ (50 millions de riels).
Les derniers chargements de déchets ont
été expédiés de Shanghai,
en Chine et sont arrivés la semaine dernière
au principal port de mer du Cambodge, à
Sihanoukville. Les autorités ne savent
pas de quelle façon la cargaison a pu passer
les douanes, pas plus qu'ils n'ont pu éclaircir
si elle provenait de Chine. Les autorités
feront des essais pour savoir si les déchets
contenaient des substances toxiques, a précisé
Chea Sina, responsable du contrôle de la
pollution au ministère de l'Environnement
du Cambodge. Un envoi de 3 000 tonnes de déchets
toxiques de Taiwan, en 1998, a fait pour la première
fois ressortir le problème, provoquant
un scandale international lorsqu'on a découvert
que les déchets avaient été
déversés près de Sihanoukville.
Les résidants des environs ont fait une
émeute et ont fui dans la panique et quatre
personnes ont été tuées dans
des accidents de la circulation au cours de l'exode.
Deux autres personnes ont mystérieusement
perdu la vie après avoir manutentionné
des déchets. Les déchets ont été
réexportés et un homme d'affaires
cambodgien a dû verser une amende et purger
sept mois d'emprisonnement. Un traducteur/interprète
cambodgien-chinois et deux Taiwanais ont été
condamnés par contumace. La version intégrale
de l'article a été d'abord publiée
par Environmental News Network à l'adresse
http://www.enn.com/news/wire-stories/2002/09/09202002/ap_48477.asp.
AIR
ET ATMOSPHÈRE
Mise
en application du règlement sur les substances
qui appauvrissent la couche d'ozone par le corps
d'inspecteurs du ministère du Logement,
de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement
des Pays-Bas (corps d'inspecteurs VROM)
En
2001, le corps d'inspecteurs VROM, de concert
avec d'autres organismes de mise en application
de la loi des Pays-Bas, a mené un programme
de surveillance de l'observation et du contrôle
d'application de la réglementation sur
les substances qui appauvrissent la couchez d'ozone.
Cela faisait partie du programme d'action européen
Eurozone de surveillance de l'observation et de
mise en application. Le rapport sera publié
au milieu de 2003. Voici les principaux résultats
des mesures hollandaises :
-
Refroidisseurs fixes : En 2001, environ 1 700
entreprises ayant des refroidisseurs fixes ont
été vérifiées. Dans
50 p. 100 des inspections, on a décelé
une ou plusieurs infractions; les infractions
touchaient l'industrie de la restauration, les
bâtiments gouvernementaux, les transformateurs
de viande et de poisson, et les producteurs de
légumes. Dans les cas d'infractions mineures,
par exemple l'absence de carte d'instruction pour
le refroidisseur, un avertissement a été
servi. Dans les cas des infractions plus graves,
par exemple un entretien insuffisant ou une fuite
de l'appareil, on a pris des mesures administratives
ou pénales. Ce dernier aspect a touché
10 p. 100 des entreprises.
-
Industrie du transport maritime : De concert avec
le corps d'inspecteurs du transport maritime ,
le corps d'inspecteurs VROM a procédé
à des inspections pour dépister
les fuites de frigorigène (surtout les
HCFC) dans les navires. De 1996 à 2001,
les pertes moyennes de frigorigène des
navires de la marine marchande et des chalutiers
étaient de 50 p. 100. Dans le cas des cotres,
la perte moyenne était de 80 p. 100. On
a calculé ces pourcentages par un recensement
des quantités livrées aux navires
par les fournisseurs et des quantités achetées
par les propriétaires de bateau. Ces pertes
sont beaucoup plus élevées que les
pertes provenant des appareils de refroidissement
terrestre, qui se situent à environ 4,5
p. 100. Deux armateurs ont reçu des amendes
du corps d'inspecteurs VROM.
-
Sources mobiles : En 2001, le corps d'inspecteurs
de la police, des douanes et de la circulation
a vérifié au total 3 500 camions
et autobus et, de ce nombre, 218 avaient un appareil
de refroidissement et 10 p. 100 d'entre eux n'étaient
pas conformes à la réglementation
sur l'ozone et ont fait l'objet d'une amende officielle,
surtout en raison d'un entretien insuffisant ou
faute d'avoir fait procéder à une
installation sans fuite.
-
Production et commerce : L'une des plus grande
entreprises productrices de CFC est établie
au Pays-Bas. La surveillance de l'observation
en 2001 n'a fait ressortir aucun problème
de rejet de CFC dans cette entreprise. Les Douanes
ont convenu de faire de la surveillance de l'observation
de la réglementation sur l'ozone une de
leurs activités douanières normales.
Pour
plus de renseignements : nico.peeters@minvrom.nl,
chiel.bovenkerk@minvrom.nl ou jos.vandenberg@minvrom.nl.
Afrique
du Sud : fermeture d'une fonderie pour violation
de la réglementation sur la qualité
de l'air
Le
13 décembre 2002, le directeur général
du ministère des Affaires environnementales
et du Tourisme, le Dr Crispian Olver, a ordonné
la fermeture de la Vesuvius South Africa (Pty)
Ltd pour violation de l'article 31A de l'Environment
Conservation Act de 1989.
La
loi donne au Ministre le pouvoir de faire cesser
l'activité ou de prendre les mesures que
le Ministre ou l'autorité compétente
juge appropriées, en cas de dommage à
l'environnement ou si l'environnement est en danger
ou affecté de façon néfaste,
dans le but d'éliminer, de réduire
ou de prévenir les dommages, les dangers
ou les effets nocifs. Après avoir reçu
diverses plaintes du public concernant les émissions
de poussière émanant des locaux
de la Vesuvius South Africa (Pty) Ltd, le ministère
des Affaires environnementales et du Tourisme
a informé l'entreprise qu'elle ne se conformait
pas aux exigences relatives à la qualité
de l'air, telles que décrites dans le certificat
d'homologation no 23/4/508 du 15 février
2000.
Il
est précisé à l'article 24
du Bill of Rights (charte des droits) que tous
ont droit à un environnement non nocif
pour leur santé ou leur bien-être
et ont droit à ce que l'environnement soit
protégé, à l'avantage des
générations actuelles et futures,
par des mesures législatives ou autres
raisonnables visant à prévenir la
pollution et la détérioration de
l'environnement, à promouvoir la conservation,
à garantir un développement durable
sur le plan écologique et l'utilisation
des ressources naturelles tout en favorisant un
développement économique et social
justifiable.
Cette
partie du Bill of Rights impose expressément
à l'État le devoir d'adopter des
mesures législatives ou autres pour veiller,
notamment, à empêcher la pollution
et la détérioration de l'environnement.
Sur la base de l'enquête et de l'interaction
avec la société Vesuvius, le Ministère
est arrivé à la conclusion que l'entreprise
n'a pas répondu adéquatement aux
efforts visant à obtenir l'observation
des conditions mentionnées dans le certificat
d'homologation dans le cadre d'une approche coopérative.
Pour obtenir plus de renseignements, communiquer
avec Phindile Makwakwa, porte-parole, à
l'adresse pmakwakwa@ozone.pwv.gov.za.
Condamnation
d'un Américain pour conspiration concernant
les CFC
Douglas
E. Castle de Huntington, New York, a été
condamné le 7 novembre 2002 par la cour
de district des É.U. de New Haven, Connecticut,
pour conspiration visant à priver les États-Unis
des taxes dues sur des centaines de tonnes de
gaz frigorigène de chlorofluorocarbure
(CFC). Il doit purger une peine de 15 mois d'emprisonnement,
suivie de trois ans de liberté sous surveillance.
Castle a reconnu avoir aidé ses codéfendeurs
Barry Himes, John Mucha et Richard Pelletier dans
leur conspiration. Castle a créé
une coquille vide au Wyoming servant à
importer les CFC. Il a également eu recours
à un faux accord de prêt pour dissimuler
les revenus et a traité plus de 1,3 million
de dollars de ventes de CFC à partir de
comptes bancaires extraterritoriaux et d'un compte
bancaire au Nevada par l'entremise de sa banque
de New York. Les CFC sont rigoureusement réglementés,
car leur rejet dans l'atmosphère endommage
la couche d'ozone de la Terre, qui protège
les personnes, les animaux et les plantes des
effets nocifs des rayonnements ultraviolets. La
division des enquêtes pénales de
l'EPA, la division des enquêtes pénales
de l'Internal Revenue Service et les Douanes américaines
ont enquêté sur l'affaire. Vous trouverez
plus de renseignements à l'adresse http://www.usnewswire.com/topnews/prime/1121-123.html.
EAU
DOUCE
Le
Sierra Club force Texaco à dépolluer
une rivière du Wyoming
Le
Sierra Club a réussi à obliger Texaco
à dépolluer la Platte du Nord en
aval d'une ancienne raffinerie près de
Casper, Wyoming, après une bataille judiciaire
de sept ans pour amener la pétrolière
à se conformer à la Clean Water
Act.
Le
Sierra Club avait entamé en 1993 des poursuites
contre Texaco qui avait déversé
des milliers de gallons de pétrole et autres
polluants toxiques dans la Platte du Nord, à
sa raffinerie désaffectée d'Evansville,
Wyoming. La raffinerie a fonctionné de
1923 à 1982. Texaco a accepté en
1995 une ordonnance du tribunal qui lui interdisait
de continuer à polluer la rivière.
En 1999, après l'échec des efforts
de Texaco, le tribunal modifiait son ordonnance,
obligeant Texaco à construire un mur de
confinement imperméable entre la raffinerie
et la rivière.
La
rivière forme la limite nord de la raffinerie
et a une forte valeur en tant que ressource régionale
pour l'approvisionnement en eau, la pêche
et les loisirs. Texaco a amorcé son programme
de déclassement et de stabilisation de
la raffinerie de 200 acres au milieu de 1996 et
l'a terminé en 2000. Le projet supposait
l'enlèvement de tous les ouvrages de la
raffinerie, notamment plus de 200 miles de tubulures
de raffinerie enfouies, de milliers de tonnes
de béton et des milliers de verges cubes
de sol contaminé par le pétrole.
La deuxième phase couvrait l'installation
d'une barrière Waterloo à la fine
pointe de la technologie, soit une barrière
Waterloo brevetée, soit un mur de palplanches
d'acier à joints scellés, offrant
une protection fiable à long terme de la
qualité des eaux de surface de la Platte
du Nord.
Puisque
le tracé de la barrière empiétait
sur le cours principal de la rivière, les
travaux de conception et de construction devaient
préserver la capacité de débit
du cours d'eau et comporter des mesures d'atténuation
pour éviter de trop perturber les terres
humines limitrophes. La version intégrale
de cet article a été d'abord publiée
dans Environmental News Service.
Gouvernement
local pollueur des eaux mis à l'amende
par l'EPA d'Écosse
Le
conseil de Dumfries and Galloway a plaidé
coupable à deux accusations à l'égard
d'événements à l'origine
de la pénétration de lixiviat dans
un tributaire local et a reçu une amende
de 5 000 livres de la Dumfries Sheriff Court le
23 août 2003. Le lixiviat a pénétré
dans un tributaire non nommé du Lochar
Water à partir de la décharge de
Locharmoss en décembre 2000. Le lixiviat
est un liquide pollué généré
lorsque l'eau traverse les déchets, entraînant
les éléments solubles et les produits
de dégradation. La poursuite faisait suite
à un rapport présenté par
la Scottish Environment Protection Agency (SEPA)
à l'avocat général, après
une enquête approfondie.
Un
agent de la SEPA commençait l'inspection
des ports de la décharge de Locharmoss,
en décembre 2000, lorsqu'il a observé
ce qui semblait être des déversements
de lixiviat pénétrant un fossé
de drainage à l'angle sud-est de l'emplacement.
Une enquête plus poussée a permis
de constater que le lixiviat provenait à
la fois du débordement par le haut et de
la pénétration par un mur effondré
d'un tronçon récemment renforcé
du fossé à lixiviat. Malgré
les tentatives du conseil de consolider les murs
du fossé, on a quand même constaté
que le lixiviat, une semaine plus tard, pénétrait
dans le fossé de drainage. Puisque ce dernier
traverse des pâturages, avant de se jeter
dans le Lochar Water, on a considéré
que la pollution des eaux de drainage par le lixiviat
de la décharge était un problème
grave, qu'on a signalée à l'avocat
général.
Colin
Clark, agent principal de protection de l'environnement
de la SEPA, mentionnait en guise de conclusion
de l'affaire que, même s'il est toujours
regrettable que les litiges atterrissent au tribunal,
le fait que le conseil se soit vu infliger une
amende importante est la preuve que la SEPA ou
les tribunaux ne toléreront pas d'infractions
aux lois environnementales, qu'elles soient le
fait d'un organisme public ou d'un citoyen. Pour
plus de renseignements, visiter le site http://www.sepa.org.uk/news/releases/2002/pr125.html.
OCÉANS
ET CÔTES
Ordonnance
d'un tribunal argentin : Shell doit dépolluer
la côte
Un
juge de la Cour fédérale d'Argentine
a ordonné à la Royal Dutch/Shell
d'exécuter un programme de dépollution
côtière de plusieurs millions de
dollars, trois ans après que l'un de ses
pétroliers soit entré en collision
avec un autre navire sur le Rio de la Plata près
de Buenos Aries (Municipalité de Magdalena
contre Shell CAPSA et autres, sur la manutention
de déchets dangereux, no 31813).
La
collision, en janvier 1999, entre le pétrolier
Estrella Pampeana de Shell et un cargo a entraîné
le déversement de 5 300 mètres cubes
de pétrole. Même si Shell a pu récupérer
une partie du pétrole, le juge Julio Cesar
Miralles est arrivé à la conclusion
que les mesures de dépollution étaient
inadéquates et a ordonné à
la société de reprendre ses efforts
et de restaurer l'environnement sur 20 miles de
côte.
Shell
a fait savoir qu'elle interjetterait appel de
la décision. Shell a soutenu que la loi
sur laquelle le tribunal s'appuyait, la Loi nationale
24051, était inconstitutionnelle. De plus,
selon elle, dès avril 2001, la totalité
de la faune et de la flore de la région
était revenue &agr |